lundi 31 mars 2014

Made in France? vase de la faiencerie C.A.B?

Ce week end à Vanves, j'ai déniché un vase "mystérieux".
Il s'est imposé à moi d'abord par sa taille, hauteur 28cm, diamètre 20cm. Ensuite sa forme et sa couleur m'ont séduit. J'ai retrouvé un bleu mais cette fois-ci un bleu azur ou bleu turquoise  très lumineux , qui s'éclaircit paradoxalement vers le bas.
La forme est quant à elle très  structurée, géométrique avec des cannelures sur la panse et un col en bulbe. Le tout est très original et au final je trouve  très réussi.


Encore une fois et c'est ce qui fait le bonheur des amateurs de céramique à budget restreint, l'absence de signature m'a permis d'acquérir ce vase pour un  prix très raisonnable.


Compte tenu de la qualité observée, la céramique est forcément le produit d'une manufacture qui savait travaillée la terre et maîtrisée les émaux. La marque en creux "Made in France" est clairement un indice.  J'ai pensé tout de suite à plusieurs choses; Chambost, CAB et Unis France...
 
Nous retrouvons en effet dans la production de Rambervillers la marque "Unis France" à partir de 1920 sur un grand nombre de pièce jusqu'en 1931. La marque "Unis France" pour beaucoup, comme celle de "Made in France" je suppose, pourrait être à tort associée à une production de "mauvaise qualité" et de grande série.

Il s'agit avant tout d'un label national de garantie de production française et pas une marque de fabrique. L’institut National de Propriété Industrielle a déposé 4 sigles le 29 janvier 1916 en réaction à l’hégémonie économique allemande  dans un grand nombre de domaine de production depuis 40 années. Le sigle "Unis France" a donc été utilisé de 1916 jusqu'après la seconde guerre mondiale.  Les conditions de fabrication et de commerce ayant changées, seule la mention "Made in France" semble avoir survécu.
Dans le domaine de la céramique je ne connais que la fabrique de Rambervillers pour avoir utilisée le sigle "Unis France", par contre le sigle "Made in France" se retrouve à ma connaissance sur des pièces de Chambost, de CAB et de Vallauris.

La marque "Made in France" sur les pièces de Pol Chambost est différente mais très fréquente. La monographie de "Pol Chambost chez Somogy" parle page 55 d'une utilisation quasi systématique des marques "Made in France" horizontales et inscrites dans un cercle au milieu des années 1940. Un autre cachet (largeur 8 cm) a été utilisé dans les années 60 pour des services de table destinés à l'exportation.

L'annexe N°4 de l'ouvrage très intéressant de Claude Mandraut sur la faiencerie C.A.B. (Céramique d'Art de Bordeaux) 1919-1947 reprend également les marques, cachets et signatures qui révèlent également utilisation de la marque "Made in France" en creux sur 2 lignes très similaire à celle du vase présentée.

Par ailleurs ma céramique possède également un numéro de référence (numérotation chronologique caractérisant une forme ou un moule?). L'annexe N°3 de l'ouvrage de Claude Mandraut présente la numérotation des formes (non définitives) des formes de CAB et de primavera avec mention des décors répertoriés. Malheureusement les numéros les plus proches mentionnées sont le 459 et le 492, numéro de la première période. Tous les 2 sont cependant des vases craquelés turquoises! Le 479 se replacerait il dans cet inventaire? c'est possible...l'opinion de Claude Mandraut permettrait à coup sur de lever le doute, à suivre... 
 

lundi 24 mars 2014

Les chats de Virion à Rambervillers


 Il m'arrive de temps en temps de me rendre à l'hôtel des ventes Drouot Richelieu. Avec ses 16 salles et des ventes quasi-quotidiennes c'est un endroit magique pour les collectionneurs car chacun peut y trouver ce qu'il cherche. J'ai justement  dernièrement fait l'acquisition d'un splendide chat de Virion  dans une vente courante de l'étude Ferry. La chance m'a souri sur ce coup, la pièce n'était pas identifiée (la plupart des chats ne portent pas de marque) et mon ordre raisonnable laissé aux personnes de l'étude a, ce qui est rare, été suffisant pour remporter l'enchère sans même que le prix maximum de mon ordre ait été atteint.
 
 
 
Le chat, animal domestique avec le chien par excellence, est le roi de la collection thématique. Même si quelques sculpteurs (Sandoz, Martel ou Adnet) ont réalisé des modèles intéressants, le chat semble resté paradoxalement un animal qui a peu inspiré les créateurs et les fabricants d'autrefois par rapport à des animaux exotiques (ours, fauve...).
 
La manufacture de Rambervillers aurait quant à elle produit  14 modèles reprenant la représentation de chats (ref 133, 258, 367, 429,430, 432, 442, 482, 280, 359, 499, 502, 533, 556)  que l'on retrouve seulement pour la première fois dans le catalogue de 1920 dont 8 sont repris dans la page illustrant les animaux de Charles Virion.

Ref 133(h320)     Ref 258(h160)    Ref 367(h130)   Ref 429(h290)     Ref430(h110)      Ref432(L150)      Ref 442(h300)           

Ref 280(saliere) Ref 359(h140)Ref 499(L165)Ref 502(h110) Ref533(L350)           Ref556(L230)            Ref482(h100)                                                               
        
 Le catalogue de 1931 propose à nouveau 13 modèles (258, 533, 556, 133 ,430 ,482 ,4 99 ,502 ,442 ,620 ,429 ,598 ,280 ,623) dont 3 nouveaux (ref  620 ,598 ,623)incluant un serre livres (598)et un vide poche (623).
                                Ref 598(h150)            Ref620 (h310)           Ref623 (long110)                                                          
 
 

Il se pourrait que Charles Virion (1865-1946, Sculpteur animalier, peintre, graveur sur médailles et céramiste) n'ait jamais mis les pieds à Rambervillers pour autant il aurait proposer plus de 35 modèles d'animaux édités à Rambervillers dont 9 représentations de chat.
 
On retrouve sous l'intitulé ANIMAUX DE VIRION dans le catalogue i) de 1920, 8 représentation de chats  (429, 430,432,442,280,482,499,502) et ii) de 1930 6 modèles tous déjà existant en 1920 (430,482,499,502,442,429) plus le ref620.
Sur la base du catalogue on s'aperçoit que 50% des modèles reprenant la représentation de chat sont attribués à C. Virion. 
Les 17 chats repris dans le catalogue représentent des attitudes réalistes et très différentes. La moitié des chats de Virion  soit 4 sur 9 font leur toilette.
 
Le chat que j'ai acquis possède, en plus de ses yeux de sulfure qui lui donne une vrai présence, un émaillage beige à coulures marrons typique de la production de Rambervillers. Il est représenté dans le catalogue de Francine Bertrand page 97 et de l'exposition de 2009 page 44 et  attribué dans les 2 catalogues à C. Virion. 
 
Tel que précisé au début de mon billet la plupart des chats  ne sont ni marqués ni signés. Le modèle acheté quant à lui en plus de ne pas être marqué et signé n'est pas référencé dans les catalogues de vente de l'époque.  L'attribution à C.Virion est elle certaine? La comparaison avec les autres créations de Virion pourrait en effet le faire penser.
 
Je savais que des créations fabriquées à Rambervillers n'était pas reprises dans les catalogues commerciaux connus, combien de modèles cela peut il représenter? Les céramiques de Rambervillers n'ont pas fini de nous surprendre...
 
 
 
 

 



mercredi 12 mars 2014

Chatou...le bon mix...Rambervillers, Kostanda et Greber

Les beaux jours reviennent avec son lot de manifestation. Chatou, la foire à la brocante et aux jambons du 7  au 16 mars est un rendez vous que j'apprécie. Armé d'un sandwich je sillonne aux heures de déjeuner les allées regroupant plus de 700 brocanteurs à la recherhce de l'objet.

Cette année, j'ai dégotté  un petit buste art nouveau en bronze de D.Alonzo. J'ai toujours été attiré par ces objets décoratifs dont la parenté avec la céramique est finalement assez évidente.
 Et au final pour un budget très raisonnable, je suis revenu avec 3 céramiques très différentes.



Ces pièces n'ont rien d'extraordinaire et je les ai acheté seulement parce qu'elles me plaisaient. Dans ce lot j'ai quand même fait l'acquisition du pot à tabac triangulaire référence 479 du catalogue de 1920, peut être un peu malgré tout, dans le but de posséder un modèle que je n'avais pas dans ma collection.


L'émail du Greber fait ressortir un degradé de couleur très réussie.

La couverte du kostanda est profond, on a l'impression de discerner un amas d'étoiles .

La forme triangulaire du Rambervillers est originale et met largement en valeur les émaux flammés, signature incontestable de la production.


Lecteur attentif de l'excellent site de Pascal Marziano sur la céramique des années 50,  j'ai acheté le magazine AD (architectural digest.architecture decoration, arts design du mois de fev-mars 2014).  L'édito sur le bon mix  m'a beaucoup plu. Même si ça peut paraître tiré par les cheveux, il a fait immédiatement écho avec ma collection qui se diversifie de plus en plus.
Je trouve en effet que l'art du  mélange est  stimulant, difficile et permet d'exprimer totalement sa personnalité.

 

mercredi 19 février 2014

Un week end peinture


Mon beau frère est un passionné de peinture. Il habite dans une ville du nord de la France qui a la chance de posséder un galériste  accessible, sympathique et érudit.
J'attends toujours avec impatience le moment où on va lui rendre visite,  ça sera comme à chaque fois l'occasion de discourir autour des oeuvres exposées, de l'art en général et accessoirement de repartir avec un ou plusieurs tableaux.

C’est donc là bas, loin de la région parisienne que j’ai découvert l’abstraction...  je reconnais que c'est une forme d'art assez étonnante et pas toujours facile d'accès. Mais l'investissement personnel en vaut la peine.
Même si ces toiles ne représentent la plupart du temps rien, elles ouvrent la porte à un imaginaire et à un plaisir que je trouve sans limite.
Il m'arrive souvent de contempler des œuvres abstraites, comme on peut écouter de la musique, sans chercher à se rattacher à quelque chose de connu mais à se laisser emmener par la composition, les mouvements, les couleurs,  les formes...
La matière  est une dimension dans le tableau qui me touche également beaucoup...j'aime la peinture épaisse, l'ajout d'éléments dans le tableau...ma passion pour la céramique en est surement pour quelque chose.
 
Cette fois ci, nous avons fait l'acquisition d' une œuvre d'une grande expressivité liée à une dynamique très marquée de Raymond Moisset ( 1906-1994  ) que je me fais un plaisir de vous la montrer .... 


Fantasmagorie, 1958, Dimension; 96,5 x 130 cm


Mon cheminement vers l'art abstrait est totalement intuitif, je n'ai aucune formation artistique et je me laisse d'abord totalement guider par mes impressions.
Si cet univers "impénétrable" vous intéresse, je vous recommande d'aller voir ou revoir les nymphéas (ce que nous avons récemment fait avec ma fille qui préparait un exposé sur Monet) un pur bonheur et la lecture par exemple du catalogue de l'exposition "L'envolée lyrique, Paris 1945-1956" qui s'est tenue en 2006 au palais du Luxembourg, un premier pas  avec de grands artistes.


Mais jusqu'où "la collection de céramique de Rambervillers" peut elle encore me mener?

 

samedi 1 février 2014

Sous la pluie... un soleil de Ruelland

C'était le déluge ce matin sur l'avenue Marc Sangnier dans le 14ème...mais après avoir bien pris la pluie,   je suis rentré chez moi trempé avec 2 belles trouvailles dans mon sac à dos.
 
Il pleuvait déjà quand je me suis réveillé, j'ai hésité à me recoucher mais armé d'un parapluie et de cette petite adrénaline du chineur, je suis donc parti en voiture à Vanves.
 
Je suis toujours étonné qu'il pleuve qu'il vente ou qu'il neige il y a toujours une effervescence sur le marché aux puces de Vanves. Il y a des particuliers bien sûr mais aussi des marchands certains déballent d'autres attendent de trouver une place et une grande partie vienne chercher l'objet qu'ils vont pouvoir revendre.
 
Bref après avoir sillonné l'avenue dans un sens avec ma lampe torche et  après avoir bu un petit café en poursuivant ma chine, je suis revenu sur mes pas et mon regard a été attiré par un vase qu'une marchande venait de poser sur son tréteau. 
Il faut imaginer la situation; l'eau ruisselait de partout, le jour commençait juste à se lever mais sous sa crasse voilà à quoi le vase ressemblait;



Je ne suis pas un collectionneur des céramiques d'après guerre mais  j'avoue que je me laisse de plus en plus tenté par ces créations souvent colorées et joyeuses. J'avais bien sûr entendu parler de Jacques et Dani Ruelland, je savais même que les céramiques de ce couple sont à la mode et assez recherché.
 
A la vue de ce vase au forme caractéristique mon sang de chineur n'a fait qu'un tour, j'ai saisi la céramique, demandé son prix et régler mon achat après que la marchande m'ait annoncé que le vase était moderne comme si il venait de sortir de chez Ikea. La marchande, il est évident n'avait pas pris la peine d'examiner et d'identifier ce qu'elle venait de sortir de sa caisse.
 
De retour à la maison j'ai lavé ma trouvaille et tout de suite sa forme et sa couleur orangée ont illuminé ma bibliothèque ...coïncidence la pluie dehors venait de s'arrêter de tomber.
 
H 25cm, D 15cm



jeudi 30 janvier 2014

Georges Jaéglé... un petit coin de ciel bleu


Quelle couleur ! je viens de recevoir par la poste un vase dont l’émaillage craquelé bleu est étonnant …rien avoir avec le bleu de la production de Rambervillers.

H 21cm, L16cm

En l'observant la pièce de plus près, je remarque que  l'effet saisisant  serait du en partie à l'aspect vitrifié de l'émail qui réhausse de façon très réussie la couleur bleu azur.
 
Je viens de la mettre sur la bibliothèque et je dois avouer que cette céramique rayonne et prend toute son ampleur à côté du groupe de céramiques à couleur dominante brune.

Les céramiques de Jaéglé que j'ai eu l'occasion de tenir dans les mains sont toujours je trouve d'une belle qualité. Les vases sont denses bien finis, avec des formes simples et généreuses. Celui que je possède comporte une frise géométrique discrete en creux dans la pate.
J'aime beaucoup ce céramiste et je profite aujourd'hui d'un désintérêt relatif et peut être temporaire pour me faire plaisir en acquérant ses créations quand je peux à un prix encore raisonnable.
 

Aguttes dans son catalogue de vente du 1 décembre 2010 reprend les commentaires suivants au sujet de Jaéglé;
Georges Jaéglé fait partie de ces excellents céramistes de l'entre-deux-guerres tombé sans raison dans un oubli d'autant plus immérité que ses créations peuvent rivaliser avec celles de Lenoble et de Decœur. Formé chez Raoul Lachenal (avec qui il lui arrive de signer des pièces), Jaéglé installa son atelier à Brétigny sur Orge et exposait sa production tout à fait dans le goût de l'époque, notamment des vases en émail craquelé de très belle venue (Voir Hardy-Giardi, 2009, ill. N° 146), aux différents salons (S.A.D. 1926, 1929, 1930); E. Tisserand lui consacra d'ailleurs une notice élogieuse dans son panorama de la céramique contemporaine (L'Art Vivant, 15 février 1929).

lundi 20 janvier 2014

A. Bigot, des numéros inconnus se substituent au mystère de L.Guigues

Le vendeur habitait près de chez moi, nous nous sommes rencontrés, j'ai hésité et j'ai finalement craqué pour cette superbe assiette murale d'Alexandre Bigot.




Cette assiette murale est à rapprocher d'un autre modèle dont j'ai récupéré la photo sur internet. Mon exemplaire représente vraisemblablement également un motif floral, une fleure à 5 pétales très stylisée, peut être une fleure d'azalée ou de lin..


 
 
La taille, la terre, l'émaillage, la cuisson sont similaires mais le marquage est différent,  "Bigot"  pour l'une et  le symbole de la Tour avec inscription "Grès de Bigot" pour l'autre. Pourquoi une tour comme symbole?

 

La présence d'une série de chiffres apparaît au dos de chaque assiette (gravée en creux sur l'une, à l'encre sur l'autre). Après examen rapide de ces inscriptions, il y a peu de rapport, celle à l'encre est peut être postérieur à la fabrication. Un cache pot de Bigot fait apparaître également une inscription en creux avec la même lettre D suivi de 14.
Toutes ces indications sont bien mystérieuses, il doit s'agir d'indications propre au céramiste  dont la signification est aujourd'hui pour moi incompréhensible.


J'avais fait en juillet-2013 déjà l'acquisition d'un petit vide poche d'inspiration art nouveau, issu de la collaboration de Bigot et de L Guigues, un artiste que je n'avais pas réussis à identifier. Récemment  un internaute que je remercie encore m'a précisé qu'il s'agissait de  Louis-Jacques Guigues (1873-1943), dit aussi Louis ou Ludwig, sculpteur élève de Rodin, ami de Camille Claudel qui avait un atelier à Montpellier et qui fut l'un des maîtres de Germaine Richier.

Bigot reste pour moi un artiste à redécouvrir. A temps perdu j’ai toujours un grand plaisir à chercher des informations sur les céramiques que j’achète mais là encore le manque de temps me frustre souvent dans mes recherches qui ne peuvent pas être très approfondies. Comme Etienne Moreau-Nélaton dans la dernière Gazette, je m'aperçois que j'ai du mal à acquérir sans comprendre, analyser et répertorier.

Mon premier réflexe est de regarder dans les ouvrages que je possède, j'ai malheureusement peu de choses sur Bigot. L’ouvrage "la création céramique du second empire à l'art nouveau" évoque sa carrière et reproduit 2 céramiques dont une assiette reprenant un motif végétal que l'on retrouverait sur les carreaux de céramique des façades ornées par Bigot. 
Plus généralement je trouve que la documentation sur les céramistes art nouveau est rare ou difficilement accessible. A quand une monographie sur Alexandre Bigot par exemple?

Bref, ensuite je me plonge dans le net. Via Google, pour Bigot j’ai trouvé des sites reprenant des informations sur sa vie et sa production en particulier  architecturale.
http://lesamisducastellouis.fr/lesamisducastellouis.fr/alexandre_bigot.html
http://lartnouveau.com/artistes/bigot.htm

De ces informations je retiens ;
-sa formation de chimiste d'où un surnom "le chimiste"
- la création d'une entreprise en 1897 avec 150 employés pour produire la céramique architecturale
- sa participation à la construction de l’immeuble à Paris devenu le  Céramic Hôtel et situé au 34 avenue de Wagram près des champs-elysées que j’avais eu l’occasion de remarquer plusieurs fois
- sa concurrence avec Emille Muller
- sa collaboraiton avec de nombreux architectes et artistes
- son prix à l’exposition universelle en 1900
- l’arrêt de sa carrière de céramiste en 1914 à 52ans pour devenir conseiller

Souhaitant continuer mes recherches, j'ai consulté "Gallica" (bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France) pas toujours facile d'utilisation mais une véritable mine d'information,  j'ai pu mettre la main sur  le rapport du jury de l'exposition universelle international de 1900. Il est fait mention du "grand prix pour sa belle fabrication", l'article évoque à nouveau son parcours et ses jolis vase et gracieuses statuettes à côté des pièces architecturales.

Internet nous permet également d’avoir une information toute relative sur la valeur de la production de Bigot via des sites payant auquel je n’ai pas accès et les catalogues de ventes qui remontent aux hasards du moteur de recherche. Là encore on s’aperçoit que le marché propose régulièrement des pièces d’Alexandre Bigot avec plus ou moins de succès.
Au final certes je me suis à nouveau écarté de ma collection de céramique de Rambervillers.  Mais cet achat reste cependant cohérent avec le mouvement art nouveau que j'apprécie. En plus allez savoir pourquoi, la production de Rambervillers n'a jamais proposé de plat mural...