mardi 2 juillet 2013

Alexandre Bigot et le mystère L.Guigues


Quand on ne peut pas aller aux Puces de Vanves le samedi, je me suis rappelé qu’il était toujours possible de s’y rendre le dimanche. Par contre j’avais oublié que les horaires sont un peu décalés, en effet  à 7h15 peu de marchands avaient encore déballés leurs marchandises.
L’allée était quasi déserte, mais le nombre réduit de stands et d’acheteurs m’ont permis de mettre la main sur un vide poche d’inspiration typiquement art nouveau.



La céramique était dans son jus, malgré la crasse et après un  examen rapide, j’ai repéré des petits éclats, 2 fels de cuisson sans gravité mais également 2 marques celle de Bigot et L.Guigues


Alexandre Bigot (1862-1927) est une personnalité intéressante, je savais qu'après avoir enseigné la physique-chimie, il s'était lancé dans la céramique travaillant avec P.Beyer, Chapelet, E Muller...pour à partir de 1900 se consacrer à l'intégration de la céramique dans l'architecture.
Le livre "la création céramique, du second empire à l'art nouveau" évoque à la même période une collaboration avec des sculpteurs pour lesquels il fait des repliques de leurs sculptures.
La deuxième signature manuscrite en creux est certainement celle d'un artiste avec qui Bigot a collaboré par contre je n'ai rien trouvé sur L. Guigues .  Le site Ceramics Collector  présente une pièce similaire avec un émaillage plus réussi mais avec effectivement la même interrogation sur l'origine du  fameux L. Guigues  qui restera je pense pour un certain temps encore un mystère.

mercredi 12 juin 2013

Bonifas et les multiples

Entre 2 spectacles, auditions, réinscriptions de fin d'année, j'ai trouvé le temps de me rendre à Vanves  samedi dernier et d'acquérir une céramique dont la forme épurée, géométrique mais sophistiquée ma particulièrement séduite.
Il s'agit d'un plat fabriqué dans l'atelier  de Fernay-Voltaire dirigé à partir de 1946 par Alice Sordet-Bonifas (dite Lifas) épouse de Paul Bonifas (1893-1967), céramiste célèbre pour ses créations épurées en terres lustrées noires.
(Je renvois à un document réalisé par le musee de l'Ain au sujet de Bonifas, Lifas, Brejnik et  l ’atelier ferneysien (1922-1975) pour plus d'informations).
 
 
Il s'agit donc d'un plat de couleur unie  rouge"bakélite" qui a par ailleurs rapidement retrouvé sa fonction dans notre cuisine.  La forme associe de façon réussie je trouve, des éléments géométriques très différents (ennéagonale  à l'exterieur et circulaire à l'intérieur) qui s'inspirent des recherches esthétiques de Paul Bonifas.

Plat diamètre 25cm, signé Lifas et Ferney-Voltaire

Après une rapide recherche sur internet autour de Bonifas, je suis effectivement tombé sur un plat quasi similaire (décagnonale à l'extrerieur) avec un émail noir lustré, cette fois ci réalisé par  Paul Bonifas et qui montre sans équivoque la filiation.







Signature en creux «Bonifas France», dédicace «Alma Lasserre, souvenir de 1931».
DIAM. 36,7 CM
 
Cette ressemblance entre la production de Bonifas et Lifas  m'a conduit à me poser des questions sur les céramiques produites en série qui aujourd'hui sont les plus courantes par définition.

Paul Bonifas est un artiste précurseur intéressant, je comprends qu'il a souhaité  mettre l'art à la portée de tous en concevant des céramiques simples, utiles, réalisées en série, moulées grâce à l'utilisation de la machine.
 

Les céramiques produites en série sont souvent  dépréciées par rapport aux  pièces uniques mais je pense fréquemment à tort, les multiples en céramique sont clairement un moyen d'acceder à des objets souvent;
- originaux, de qualité, à un coût réduit et finalement
- "uniques" si on tient compte les facteurs changeants liés à la cuisson, des émaux, de l'usure et la disparition des moules, à la casse liée au temps...

Par ailleurs je trouve que le terme série est imprécis.  Nous devrions avoir une idée du nombre de pièces produites pour chaque modèle. Il serait intéressant de savoir combien de céramiques ont pu être produites par la SAPCR si on tient compte des 674 modèles exploités sur près de 60 années.
Les pièces de Picasso produites à partir de moule par exemple sont numérotées et permettent d'avoir une connaissance précise du nombre de céramiques (4000). 

Pour finir sur ce sujet, je voudrais en profiter pour signaler l'exposition au musée des arts décoratifs qui montre là encore le potentiel artistique du moule dans la création contemporaine. Philippe Barde réinterprete avec beaucoup d'inspiration les moules de Paul Bonifas.


Vases forme à la chinoise de Paul Bonifas (blanc) et revistée par Philippe Barde (noir, 2009)





samedi 25 mai 2013

Vase "Nocturne" ou "Sommeil" ... de Ch. Vital-Cornu ou R. Jeandelle

Il me devait d'aller visiter la nouvelle exposition "L'art nouveau, la révolution décorative" à la pinacotheque de Paris (18 avril- 8 septembre 2013). J'ai profité d'une visite organisée par mon entreprise pour découvrir les 136 oeuvres (céramiques, verreries, mobilier, dessin, affiche...) illustrant  ce mouvement; bref, controversé mais charnière dans l'évolution des arts décoratifs.
 
Je trouve que la production de Rambervillers est d'autant plus intéressante qu'elle arrive à trouver une place dans le développement de "l'art nouveau". Ce mouvement apparaît en 1895 en réaction à l'académisme et disparaît brutalement en 1914. Après s'être développé pendant 20 ans dans tous les domaines (peinture, musique, bijou, architecture ...) et dans tous les pays (Angleterre, Espagne, Belgique, Autriche...) le mouvement atteint ses limites... il a épuisé ses sources d'inspirations ...il sera violemment rejeté, oublié pour suciter un nouvel interêt en 1960,  première rétrospective de l'art nouveau en France.
 
Il va laisser place à "l'art deco" qui était le sujet de la seconde partie de l'exposition que je n'ai pas eu le temps de visiter. Je n'aurais pas forcément choisi que des oeuvres  de Tamara de Lempicka pour présenter l'art déco et illustrer le retour à géométrisation après l'arabesque.
 
Bref,  équipé d'écouteurs sur les oreilles et bercé par les commentaires sans grand intérêt de la conférencière, j'admire les oeuvres  et je découvre stupéfait dans une vitrine de la première salle, un grand vase (40cm de haut) en bronze à patine sombre reprenant le modèle bien connu du vase sommeil de Jeandelle.

 
J'apprends finalement que cette oeuvre a été créée par  Charles Vital-Cornu (1851-1927), montrée à la Société des Artistes Français en 1901 et éditée MM. Susse éditeurs. Il existerait une variante en étain, marquée M Susse frères fondeurs avec un cachet rond en cuivre.
Le portail des collections de musées de France nous apprend également que Charles Vital-Cornu a réalisé cette fois ci en céramique le vase Nocture présentée ci-dessous à Sèvres au cours de l'année 1904. Ce vase est également appelée vase Sommeil.

Vase Vital-Cornu "nocturne"  28 cm de haut pour 15cm de large.
Macon, musée des Ursulines

René Jeandelle (1883-1935) a 21 ans en 1904 quand il sort diplomé de l'école nationale supérieur de céramique de Sèvres pour rejoindre la SAPCR. La manufacture va commencer à vendre le vase Le Sommeil en 1906.
Vase Le Sommeil de Jeandelle, 22 cm de haut

Il est évident, Jeandelle s'est inspiré de son aîné pour créer son modèle.  A t il rencontré Charles lors sa formation à Sevres en 1904? Certainement...A t il créé le modèle à Sèvres avec la collaboration de Charles ? peut être...
 Le vase de René Jeandelle est clairement très comparable à celui de Ch. Vital-Cornu, il présente malgré tout des différences principalement au niveau des fleurs de pavots. Plus importantes, elles se détachent plus nettement  au niveau du col et elles ont été rajoutées au niveau du talon.
Au final le vase de R. Jeandelle est également très inspirée et possède sa propre personnalité avec une présence florale plus marquée et un émaillage d'une grande richesse (caractéristique distinctif de la production de Rambervillers) .





lundi 6 mai 2013

Un mystère...Georges Lucien Guyot et Rambervillers

 Après quelques jours de vacances familiales en Toscane bien reposantes où les seules céramiques que j'ai pu voir sont des oeuvres de Della Robbia, je voudrais
i) partager une information qui m'a été envoyée par un collectionneur concernant la vente récente chez Aguttes d'une sculpture en grès émaillé figurant une lionne baillant sur un rocher signée par Guyot et Rambervillers et
ii) en profiter pour essayer de faire un point sur la production de Georges Lucien Guyot (1885-1973) et la SAPCR.

signée et datée "Guyot-1909" en creux et "Ceramique Rambervillers" à l'encre
H66cm, L40cm, P80cm

- Georges Lucien Guyot est un célèbre artiste animalier. Il réalise des peintures, gravures et  sculptures.
 
- Nous avons peu d'information sur la collaboration entre Guyot et la SAPCR. Francine Bertrand dans son ouvrage n'évoque à aucun moment la production de Georges Lucien Guyot à Rambervillers.
 
-Nous connaissons aujourd'hui uniquement 2 modèles (un singe à la banane et la lionne baillant)

H 23cm, Diamètre 21cm

-Aucun des 2 modèles n'est repris dans un des catalogues commerciaux connus.
 
- Le singe à la banane est une pièce dont plusieurs exemplaires ont été réalisés. La lionne baillant semble beaucoup plus rare. . Est ce une pièce unique? Guyot a t il produit d'autres sculptures animalières à Rambervillers?
 
-Les 2 modèles connus de Guyot produits par Rambervillers sont au final très réussis, d'un grand naturel et avec un sens très développé du détail et du comportement des animaux.
 
-La lionne après avoir été "ravalée" en nov-2012 sur une estimation de 15 000- 20 000 euros,  a finalement été adjugée en mars-2013 à 12 113 euros sur une estimation  de 10 000-12 000 euros. Il s'agit là à ma connaissance du modèle aujourd'hui le plus chère jamais produit par SAPCR... Ce record pourra t il être battu?

lundi 22 avril 2013

Rambervillers vs Denbac vs Pierrefonds

Les expositions universelles mettent à l'honneur les arts décoratifs. Elles suscitent de nombreuses vocations dans le domaine de la céramique.
Des manufactures se lancent dans l'aventure et tentent de développer une production de céramiques artistiques populaires, standardisée, de petites séries et obtenue par moulage.
 
La manufacture de Rambervillers créée à l'origine pour produire des tuyaux d'assainissement se lance sous l'impulsion d'Andre Cytere dans la fabrication de grès artistiques. D'autres manufactures telles que Denbac et ou Pierrefonds  vont suivre l'exemple et développer avec le succès que l'on connaît une production sur le même modèle.


Marques; Rambervillers                        Denbac                      Pierrefonds
Chaque amateur de céramique a forcément un jour ou l'autre tenu dans ses mains une céramique provenant d'une des 3 manufactures. Compte tenu de cette présence incontournable qui est un terrain idéale pour développer une collection, j'ai trouvé qu'il serait intéressant de s'arrêter un instant sur ces manufactures et d'essayer d'en dégager les spécificités;

-Les manufactures se situent dans le nord de la France
  Rambervillers Denbac Pierrefonds
Ville Rambervillers Vierzon Pierrefonds
Département Vosges Cher Oise

-La production commence au début du XX et  fait preuve d'une longévité remarquable.
  Rambervillers Denbac Pierrefonds
date création 1903 1909 1903
durée production 69 ans 43 ans 83 ans

- Le développement tient à  la motivation et le talent d'un individu.
  Rambervillers Denbac Pierrefonds
  Andre Cytere Rene Dénert Emile Bouillon

 -Les catalogues d'époque publiés comportent un nombre de modèles très important
  Rambervillers Denbac Pierrefonds
  675 600 328

Les céramiques sont quasi toutes marquées et référencées dans les catalogues


- Le grès et la diversité des émaux caractérisent les productions
  Rambervillers Denbac Pierrefonds
terre grès grès porcelainés grès
couverte irisée flammée cristalisée
Rambervillers développera également des grès flammés et cristalisés. Cette production sera complétée par des grès pour le bâtiment également très inspirés

- Le prix des céramiques restent accessible 50 euros en moyenne. Les modèles recherchés peuvent cependant atteindre des prix beaucoup plus élevés. A ma connaissance les prix les plus élevés sont atteints pour la production de Rambervillers compte tenue de la participation d'artistes à forte notoriété (Majorelle, Catteau, Gruber, Virion...).
 
  Rambervillers Denbac Pierrefonds
prix moyen 50 50 - 50+
prix max +++ ++ +
 
-Chaque manufacture a fait l'objet i) d'au moins un ouvrage plus ou moins complet édité le plus souvent dans le cadre d'exposition régionale, ii) de la publication de catalogues commerciaux connus et iii) de sites et de collectionneurs cherchant à faire vivre l'histoire d'une activité qui a souvent marquée une région, des hommes et l'histoire de la céramique.

  Rambervillers Denbac Pierrefonds
Livre  Grès Flammés de Rambervillers Denbac, les grès flammés de Vierzon Faiences et grès de Pierrefonds
Auteur Francine Bertrand collectif d'auteurs collectif d'auteurs
Exposition 28/04/1997 16/05/2009 08/06/2006
site gres.rambervillers.free.fr sandre74.free.fr nc
Il existe un musée à Rambervillers particulièrement intéressant permettant de découvrir la richesse de la production avec près de 300 grès artistiques exposés. A priori il n'existe pas d'équivalent pour la production de Pierrefonds ou Denbac. 

lundi 8 avril 2013

Le charme de la Loie Fuller

La SAPCR a édité 2 vases  qui s'inspirent de la Loie Fuller (1862-1928) et de ses célèbres voiles qu'elle faisait tournoyer dans ses chorégraphies.
Les modèles ont été créés par Jeandelle (1883-?) ingénieur céramiste qui vend beaucoup de modèles à la société sur des thèmes typiquement art nouveau dont la représentation de la femme.
 
Un collectionneur a vendu récemment un superbe exemplaire d'un dès vase Loie Fuller. La céramique garde toute sa force même marquée par les outrages du temps. Elle représente avec beaucoup de sensibilité, le mouvement exécuté par la danseuse enveloppée par de longs voiles qui cherche à évoquer la nature; les fleurs, les papillons, les serpents... 
 
Fig 60, par Jeandelle
Hauteur 280 mm, Prix 12 frf

La Loie Fuller révolutionne l'art de la danse et devient la muse de l'art nouveau et des symbolistes. Elle suscite l'admiration des poètes (Mallarmé, Rodenbach), inspire des peintres (Cheret, Lautrec..) et participe au renouveau des arts décoratifs.
Elle va faire l'objet comme chez Rambervillers d'une riche production de statuette qui s'inspire de ses voiles dansants.

François-Rubert-Carabin                                 Agathon Leonard            Raoul Larche         

Les modèles de Jeandelle n'ont peut être pas la finesse des bronzes de Raoul Larche ou d'un des 15 biscuits d'Agathon Leonard édités par Sèvres, mais pour un collectionneur de grès de Rambervillers , ils représentent  des réalisations  originales très réussies et très inspirées.
 
 
Pour la petite histoire, l'exemplaire présenté dans ce billet a été trouvé il y a 14 ans dans un sac poubelle sur un trottoir de Metz un soir d'encombrants avec un vase en pâte de verre signé Daum et des poupées fin XIXème.
La Loie Fuller est un symbole de la belle époque mais notre collectionneur a vécu lui aussi une époque étonnante où on jetait des verreries art nouveau que l'on s'arrache aujourd'hui...

mercredi 27 mars 2013

Ch. Catteau, erreurs de marquage?


La semaine dernière a été vendue une céramique de Rambervillers avec le tampon en creux  C.Catteau (1880-1966), fameux ingénieur céramiste connu avant tout pour avoir renouvelé la production de la manufacture de la Louvière Boch Keramis en tant que responsable de l'atelier de  décoration entre 1907 et 1946. 

ref 026 H170mm

Comme déjà indiqué, les céramiques de Rambervillers sont des pièces moulées. Le moule est établi sur le modèle fourni par un artiste qui permet la production d'une multitude de céramique;
Je comprends également que le marquage de la pièce est mécanique. L'ouvrier appose sur la pièce une ou plusieurs marques à l'encre et/ou en creux, sous émail ou sur terre. La marque de l'artiste ne correspond pas à son éciture. Plus généralement je ne sais pas précisément comment cela se déroule; les marques en creux sont-elles sur le moule? appliquées après la première cuisson...?

Les catalogues devraient reprendre à priori systématiquement le nom de l'artiste qui est on le comprend un argument de vente supplémentaire. Pour C.Catteau, créateur de la 1er heure, nous pouvons identifier uniquement 2 modèles dans les catalogues commerciaux; la jardinière aux Cygnes ref81 et le vase Ombelles ref42 .


Collection Ph.Chapeau Jardinière Ref81                      Vase Ombelles Ref42
Longueur 350mm Hauteur 150mm                       Hauteur 320 mm

Maintenant il s'avère que concrètement nous retrouvons des pièces qui comportent une marque sans que cela ressortent dans les catalogues (Le cas invers, présence d'une marque d'artisite au catalogue mais pas sur la céramique devrait exister également ).
La céramique qui été vendu le 16-mars-2013 pour 220 euros est un exemple de cette "imprécision". Dans notre cas, la céramique possède la marque C.Catteau sans que cela soit repris dans les catalogues.

Quelle pourrait être la raison d'une telle situation que l'on retrouve à prirori relativement fréquemment?
- L'erreur humaine involontaire,  l'ouvrier en charge du marquage se trompe,
- SAPCR souhaite profiter de la notoriété d'un artiste sur une pièce qui n'est pas de son invention pour faire vendre
 -Les modèles sont  réalisés à plusieurs mains (la monographie de Gruber évoque des modèles qui ne lui sont pas attribués dans le catalogue mais qui présente des caractéristiques qui lui sont propres tel la jardinière de Cayette avec des lignes architecturales d'aspect robuste avec un pied large et massif).
- Le coût d'une pièce marquée est plus important (la manufacture achète  un modèle et une signature, elle doit payer plus cher l'artiste si les pièces vendus comportent une marque)
- La volonté de l'artiste peut influer sur le marquage (les pièces de Jeandelle et Virion sont toujours marquées ce qui n'est pas le cas pour Gruber, Claudin ou Catteau par exemple, rappelons que l'auteur reçoit une prime proportionnelle au succès rencontré).

Au final peut-on affirmer que le modèle du vase vendu a été créé par C.Catteau? Le marquage le laisse penser mais l'absence de l'attribution dans les catalogues commerciaux peut nous faire douter de la réalité de l'attribution.
Il nous faudrait pour répondre avec plus de certitudes d'autres informations et avoir d'autres pièces de ce modèle pour voir si on retrouve cette incohérence.
Maintenant la comparaison stylistique des modèles clairement identifiés et du vase pourrait nous amener à penser que cette attibution fait sens. Nous retrouvons dans l'ensemble des modèles une forte stylisation des décors qui distinguent C. Catteau des autres créateurs.

De la même façon l'encrier Ombelles (Ref 111) et le vase Algues (Ref 11) présente la signature en creux sous la pièce de C.Catteau mais ne sont pas attribués à C.Catteau dans les catalogues commerciaux. Au final le style nous permet  de dire avec plus ou moins de certitude là encore qu'il s'agit bien d'une création de C.Catteau.

 Encrier Ombelles                                             Vase Algues
             Diam 160mm                                                 Hauteur 300 mm
Il serait intéressant de recenser les modèles qui portent la marque C.Catteau. Cet inventaire nous permettrait de mieux apprécier la contribution et le style de l'artiste dans le production des grès de Rambervillers. Je lance un appel à tous les possesseurs de pièces de C.Catteau pour me transmettre le référence et si possible une photo du modèle.